Récit de naissance
- Madame et Monsieur Mariusse.

- 3 févr.
- 17 min de lecture
Il y a des moments dans une vie qui marquent à jamais, qui redéfinissent tout, qui révèlent une puissance insoupçonnée… Aujourd’hui, j’ai envie de vous ouvrir les portes d’un de ces instants uniques : la naissance de Marley.
Mais, pour comprendre pleinement ce que cette naissance a représenté pour moi, il faut revenir au tout début. À ma rencontre avec David. À notre histoire d’amour, à nos premiers rêves, et surtout, à ce cheminement qui m’a menée, pas à pas, à réécrire ma propre vision de la maternité.
Parce qu’avant Marley, il y a eu Joy. Puis Swan. Trois naissances, trois parcours très différents… et pourtant, une seule et même révélation : nous avons en nous une force infinie, une puissance que l’on sous-estime trop souvent.
Alors, laissez-moi vous raconter.

Avec David, on est ensemble depuis nos 13 ans. Notre couple, c’est une évidence, une force, une aventure qu’on construit depuis toujours. Pendant longtemps, on pensait que notre bonheur se suffisait à lui-même. L’idée d’avoir un enfant pour nous c'était l'équivalent d'un tsunami ! Certes qui allait aussi nous apporter énormément de bonheur et de joie mais on avait du mal à imaginer être plus comblée que ce que nous étions déjà.
Mais un jour, j’ai vraiment ressenti cette flamme maternelle naître en moi. Je sentais que cette maternité m’appelait de plus en plus, comme une évidence que je ne pouvais plus ignorer.
Pourtant, on m’avait toujours dit que ça serait impossible. L’endométriose faisait partie de ma vie, et les médecins m’avaient convaincue qu’avoir un enfant était un rêve inaccessible.
Quand j’en ai parlé à David, il m’a tout de suite dit :
"Pourquoi ne pas essayer ? On ne sait jamais."
Résultat, un mois plus tard, notre fille Joy s’installait... ✨
À l’époque, on vivait au Canada, et cette grossesse a été une révélation.
J’ai immédiatement ressenti une puissance, une connexion incroyable avec cette vie, cette petite âme qui grandissait en moi. Cette flamme maternelle a activé en moi quelque chose de presque irréel.
Là-bas, le suivi est extrêmement physiologique, parce que les accouchements natures sont monnaie courante. On a été suivi par des doulas et des sages-femmes merveilleuses, on ne mettait jamais les pieds à l’hôpital, et on préparait un accouchement à la maison. C’était très très doux, très bienveillant, naturel et surtout complètement aligné avec ce que je voulais.
Et puis, à 7 mois et demi de grossesse, j’ai ressenti un besoin viscéral de rentrer en France, d’être entourée par ma famille, d’être proche de ma mère pour ce moment si important. J’avais besoin de me sentir soutenue, accompagnée, de me dire que si j’en ressentais le besoin ma famille pourrait me chouchouter, me relayer…Alors, nous avons quitté le Canada, laissant derrière nous tout ce que nous avions construit pour revenir à nos racines.
Mais en arrivant, le choc a été brutal. En quelques jours, tout ce que j’avais imaginé pour cette naissance s’est écroulé. L’histoire, la culture autour de la maternité, rien n’était comme au Canada.
Ça a été extrêmement difficile de faire valoir nos choix, qui nous paraissaient être tout à fait normaux mais qui était en fait un réel tsunami pour la culture française.
Accoucher à la maison, physiologiquement, trouver des personnes qui allaient accepter de nous suivre dans ce projet de naissance, ça a été extrêmement difficile, et encore plus comme nous étions déjà en fin de grossesse. À l’époque, il n’y avait que 70 sages-femmes en France qui acceptaient de suivre ce type de projet de naissance.
Heureusement, après des recherches acharnées, nous avons fini par trouver quelqu’un qui a accepté de s’unir à nous dans cette histoire. Manoëlle. Je n’oublierai jamais son prénom. Un ange. Une femme d’une douceur infinie. Je n’ai pas de mot pour décrire l’aura qui s’est dégagée de cette personne. Mais c’était puissant et évident : c’était la personne qu’il nous fallait.
Avec elle, nous avons pu recréer ce projet d’accouchement à domicile, comme je l’avais tant rêvé.
Et puis, durant les dernières semaines de grossesse, nous étions entourés de notre famille.
Et malheureusement, nous avons porté le poids des peurs de notre entourage.
"Vous êtes inconscients, c’est dangereux, et si ça se passe mal ?!"
"Tu veux risquer ta vie et celle de ton bébé ?!"
"Et si les services sociaux débarquent ?!"
Petit à petit, ces doutes ont germé en moi, en nous. Nous étions si sûrs de nos choix, nous étions vraiment sûrs que c’était la meilleure façon d’accueillir un enfant sur cette terre. Mais en quelques semaines, je me suis laissée envahir par cette peur qui ne m’appartenait même pas. Je ne me suis pas suffisamment protégée.
Résultat, le jour de l’accouchement, le travail a commencé et mon corps s’est complètement fermé. Au total, cet accouchement a duré presque 48 heures, ce qui est extrêmement long.
Quand au bout de 24 heures, Manoëlle a vu que je commençais à être extrêmement fatiguée et que le travail ne démarrait pas vraiment, elle nous a invité à prendre la direction de la maternité. Parce que leur travail, c’est vraiment de nous accompagner dans la sécurité.
Quand je franchis les portes de la maternité, je ne suis pas préparée à ce qui m’attend.
Je n’avais jamais mis les pieds dans une maternité, ni même rencontré un service médical. Je n’étais pas préparée à ce qu’était une péridurale ou une césarienne. Tout ce jargon m’était complètement inconnu. Et dès mon arrivée on me juge, on me regarde comme une inconsciente pour avoir choisi de commencer cet accouchement à la maison, on me parle avec mépris. J’ai l’impression d’être une enfant qu’on gronde, alors que je suis en train de donner naissance. Je voulais un accouchement naturel, je me retrouve dans un accouchement qui ne m’appartient plus, avec des violences verbales mais aussi physiques.
Mais quand Joy arrive enfin, quand j’ai pu la poser sur moi, sur mon ventre, sur mon corps, sur mon cœur, j’ai compris que j’étais faite pour ça. C’était ma mission de vie d’enfanter, de donner naissance, de créer la vie.
Malgré toutes ces violences, ce jour restera le plus beau jour de ma vie.
De retour à la maison, le post-partum a été assez difficile. J’ai fait un babyblues et je n’étais pas du tout accompagnée, ni préparée à tout ça. Et j’avais encore beaucoup de douleurs suite à tous ces traumas vécus à la maternité.
À cette époque mon mari était encore boulanger, donc j’étais vraiment seule. J’attendais beaucoup d’accompagnement et de soutien de ma famille que je n’ai pas forcément reçu.
En bref, les choses ne se sont pas vraiment passées comme ce que j’avais imaginé.
C’est là que j’ai vraiment pris conscience qu’en France, il y avait vraiment un manque de préparation et de suivi autour des femmes, autour de l’enfantement.
Et puis, quelques mois après, nous avons pris la décision d’accueillir notre deuxième petit bébé. Mais à ce moment là, nous n’étions pas au top de notre forme physiquement. David avec la boulangerie était exténué, nous étions fatigués, n’avions pas forcément une très bonne hygiène de vie et puis surtout nous étions tristes et stressés. Après avoir vécu 10 ans à l’étranger, nous étions de retour en France dans une situation financière très précaire et tout ça nous amenait énormément de stress, de tristesse et de fatigue.
Pendant plus d’un an, on essaye de concevoir ce petit bébé, mais rien. Mon corps refuse.
C’est là qu’une amie, ma conseillère bien-être doTERRA, me parle de compléments alimentaires pour soutenir ma fertilité. J'avais commencé à développer cette activité en tant que conseillère moi-même, mais j'étais toujours accompagné par quelqu'un qui prenait soin de mon bien-être physique, et de mon bien-être émotionnel. Elle me parle de ces compléments, elle me dit “ Ecoute, t'as rien à perdre, ça va vraiment accompagner énormément de choses. Ça va combler toutes les carences que vous pouvez avoir, détoxifier votre corps de toutes les choses nocives que vous portez à l'intérieur de vous. Ça va aussi accompagner votre bien-être physique et émotionnel, accompagner votre stress, votre sommeil. Tout ça, mis bout à bout, ne peut que booster votre fertilité. J'ai accompagné des dizaines et des dizaines de clients avant de les intégrer dans leur vie et les résultats sont juste incroyables.”
Donc j'ai décidé d'écouter ses conseils.
On a commencé tous les deux à prendre ses compléments alimentaires et… un mois après notre bébé s’était installé. C'était complètement fou.
Et puis pour cette grossesse, j'ai décidé d'aller au bout de ma liberté, d'aller au bout de mes convictions et vraiment de vivre un accouchement à la maison comme j'en avais rêvé pour notre première.
Alors j'ai de nouveau trouvé une sage femme, je me suis faite accompagner par une doula pour reprogrammer tout mon système nerveux, pour reprogrammer toutes mes croyances limitantes, à comprendre que mon corps était fait pour enfanter et que j'étais tout à fait capable, comme des milliards et des milliards de femmes avant moi, de donner naissance naturellement à mes enfants.
Tout au long de cette grossesse, ça a été rendez-vous sur rendez-vous, massage sur massage, méditation sur méditation, sophrologie, haptonomie. Bref, j'ai vraiment mis toutes les chances de mon côté pour me mettre dans ma bulle et me concentrer sur ce grand rêve que j'avais de donner naissance à la maison.
Et puis cet accouchement, cet enfantement a été le plus bel enfantement dont une femme peut rêver, enfin selon moi.
On était à la maison, j’ai eu mes premières contractions vers 11 h du matin, très douces. Ma doula est venue vers 15h, on a pris le goûter ensemble et elle m’a confirmé que les contractions que je traversais étaient régulières et que le travail avait probablement commencé. David m’a fait des points d’acupression, quelques exercices d’haptonomie pour appeler ce bébé a sortir.
Et à 17h, je perds les eaux dans notre salon. Je suis allée m’installer dans notre jacuzzi et 30 minutes après mon bébé était là. C’était incroyable. Sans douleur. sans intervention. Juste moi, mon corps, la puissance de la naissance et mes huiles essentielles pour m’accompagner. J’ai utilisé de la sauge sclarée pour activer les contractions, du copaïba pour gérer la douleur, de la mandarine et de la lavande pour gérer mes émotions. C’était mes seuls outils.
Quand la tête de mon fils est sortie, je ne m’en étais même pas rendu compte ! C’est David qui me l’a dit et la sage-femme n’a même pas eu le temps d’arriver dans le jacuzzi tellement ça a été rapide. Je n’arrivais pas à croire ce qui était en train de se passer tellement c’était doux. J’ai écouter mon corps pour la deuxième poussée et mon fils est sorti, son père l’a récupéré dans l’eau.
C’était tellement doux, tellement puissant, tellement naturel, c’était INCROYABLE. Je n’ai pas de honte à partager que c’était limite orgasmique : vous savez, cette vague de plénitude que vous pouvez ressentir quand vous êtes en plein amour, cet amour inconditionnel.
Et puis, de nouveau ce post-partum a été difficile. Je me suis de nouveau sentie très seule, malgré la présence et le soutien de ma doula. David était toujours à la boulangerie et très peu présent, ça a été très difficile pour moi d’avoir ma fille en permanence à la maison et ce petit bébé qui venait d’arriver.
J’avais tout mis en place pour vivre cette grossesse sereinement, mais j’avais sous-estimé l’importance de préparer mon post-partum. Je me suis promis à ce moment là que les choses seraient différentes pour le futur.
Et puis la vie a continué. On s’était toujours dit avec mon mari que nous aurions une famille nombreuse, mais nous n’avions pas déterminé quand on souhaitait accueillir ce troisième enfant dans notre vie. Dans mon esprit, nos enfants auraient tous le même écart d’âge. Et lorsque mon fils a eu 2 ans, l’univers m’a entendue et une petite âme s’es installée à l’intérieur de moi.
À ce moment là, j’étais dans une effervescence professionnelle incroyable. David venait de quitter sa carrière de boulanger pour me rejoindre au sein de doTERRA, nous étions au sommet de notre entrepreneuriat. On enchaînait voyage sur voyage, nous étions dans un succès synonyme d’abondance, de bonheur et de prospérité.
Et puis, j’ai commencé à voir des petits signes autour de moi qui me montraient qu’il y avait peut-être quelqu’un qui était en train de partager mon corps. C’était étrange. Il y avait des positions de yoga que je n’arrivaient plus à faire, mon ventre commençait à s’arrondir mais je me disais que je prenais un peu de poids et que ça n’était pas une mauvaise chose. Et puis un matin, en préparant le petit déjeuner, ma fille me regarde et me dit “maman tu as un bébé dans ton ventre !!! Le bébé est arrivé !!!”. C’est vraiment là que je me suis décidée à faire un test de grossesse. Pour le faire, je suis allée dans un endroit vraiment magique que j’adore… à côté de la maison, une forêt où il y a une cascade, toujours plein de papillons, de libellules…. On l’appelle “La forêt des fées” avec ma fille.
Et c’est dans cet endroit magique que j’ai découvert le résultat de mon test : positif.
Et là, j’ai compris que ma vie n’allait jamais plus être la même, que j’allais une nouvelle fois accueillir une nouvelle âme dans ma tribu, celle que nous étions en train de créer avec David. Tout défilait dans ma tête : moi qui suis très organisée, qui aime planifier et garder le contrôle, je n’avais pas anticipé ça, comment allait réagir David, lui qui se remettait tout juste en forme tant il était exténué et fatigué physiquement et moralement en quittant la boulangerie ?
Et puis comme toujours, pour lui annoncer l'arrivée de ce petit bébé, j’ai fait le même protocole que pour chacun de ses bébés. Ce petit couffin que je pose que je pose avec un ange blanc et cette petite peluche blanche. En les voyant, il a tout de suite compris que notre famille allait encore une fois s’agrandir. Et ce qui a été magique dans son regard, c'est que cette question que je me posais, cette appréhension que j'avais, il a eu exactement la même. “Ah, elle m’annonce sa grossesse, mais comment elle va ? Comment réagit-elle ? N’est-ce pas trop tôt ?”….et puis il a suffit d’un regard…et c’était une évidence. C'était bien sûr le bon moment ! Et puis je pense profondément qu'il n'y a pas de bon moment pour accueillir la vie, que l'univers sait toujours ce qui est juste et que nos bébés savent toujours ce qui est juste.
La grossesse avait déjà bien avancée, puisque nous avons découvert la présence de baby M à 2 mois, 2 mois 1/2. Et nous avions déjà énormément de voyages professionnels de programmés pour les 7 prochains mois. Aux Etats-unis, en Europe et puis beaucoup de dates en France aussi. On s’est vraiment demandé comment nous allions faire. Et puis on s’est dit qu’en fait ce bébé, il savait très bien en s’installant dans la vie de ses parents que nous étions des globe-trotters. C’est pour ça qu’il nous a choisis.
Marley a grandi dans mon ventre en voyageant. Ça a été incroyable, ça nous a donné une telle force. Monter sur ses podiums avec lui, faire tous ses voyages, prendre l'avion, lui faire des câlins tous les soirs dans les chambres d'hôtel, le rassurer, le câliner, se faire masser aux quatre coins du monde,(les massages prénatales, c'était juste incroyable.) Bien sûr on était super bien accompagnés. Les compléments alimentaires pour nous soutenir dans notre vitalité, les huiles essentielles pour soutenir nos émotions. Sans ça, je pense que cette grossesse aurait été pour David comme pour moi beaucoup moins sereine et apaisante.
Et puis, le dernier mois de grossesse a été intense. En janvier, nous avons traversé des événements professionnels éprouvants qui ont nécessité de nous protéger. David a été mon rempart. Il a pris en charge l’intégralité de notre entreprise, gérant tout de A à Z pour que je puisse me recentrer pleinement sur cette fin de grossesse et notre bébé à venir.
C’était la première fois qu’il gérait 100% du business seul, et je n’aurais jamais imaginé à quel point il assurerait avec autant de force et de détermination. J’ai parfois essayé de l’aider, de lui apporter mon soutien, mais il tenait à ce que je me repose totalement, que je profite de ces dernières semaines avec notre bébé encore en moi.
Et franchement… il a tout géré comme un chef.
Ce qu’il a traversé, je ne l’avais jamais traversé moi-même. Je suis fière de lui, fière de l’homme qu’il est, fière du père et du mari extraordinaire qu’il est.
Et au-delà de mon mari qui a été présent pendant ce mois si intense dans notre travail d’un point de vue émotionnel, j'ai eu une équipe qui m'a soutenu d'une façon incroyable. On a organisé un séminaire en ligne et suite à ça on a reçu une dose d'amour qui était pour moi la dose d'ocytocine la plus puissante que je pouvais recevoir dans ma vie et je ne les remercierai jamais assez. Ils n'avaient pas vraiment conscience de ce que j'étais en train de traverser en parallèle, mais cette dose d'amour a été le plus beau cadeau de naissance que mon équipe, que ma tribu doTERRA ait pu m'offrir, donc je tenais sincèrement à les remercier du fond du coeur.
Pour mes bébés, j’accouche toujours deux semaines et demie avant terme.
La date prévue était le 14 février, mais je sentais que Marley ne resterait pas aussi longtemps.
Et puis… la nouvelle lune est arrivée.
Un alignement des planètes puissant s’est formé.
Mon bébé a compris que c’était son moment.
Peu importaient les tempêtes émotionnelles que nous traversions à ce moment-là. Peu importait tout ce qui se passait autour de nous. C’était SON choix, SA décision.
Et au fond, il avait senti que sa maman avait besoin d’apaisement, besoin d’un tsunami d’amour. Et il a décidé de m’apporter exactement ça.
Le 30 janvier, à 6h du matin, je me réveille avec une première contraction.
Elle est différente. J’ai eu des contractions toute ma grossesse, donc je connais bien ces sensations.
Mais celle-là… je sais.
Je me rendors, dix minutes passent, une deuxième contraction arrive.
Toujours différente, toujours étrange, comme un signal.
David se lève, me regarde et dit :
"Ah tu as vu, tu chantes."
Parce que oui, moi je chante pendant mes contractions.
C’est ma façon à moi d’accompagner mon corps, sans même m’en rendre compte.
Et là, j’ai su.
Puis, une troisième contraction est arrivée. Et j’ai de nouveau chanté.
Je descends dans le salon et j’appelle ma sage-femme, qui me dit :
"Rappelle-moi dans 30 minutes et observe le rythme des contractions."
Elles sont espacées de 10 minutes.
Elle me dit : "Ok, je prends la route."
À ce moment-là, on prend la décision de garder les enfants à la maison pour qu’ils assistent à la naissance de leur petit frère.
J’appelle ma photographe Amandine.
L’histoire avec elle est dingue : quelques semaines avant, elle m’avait prévenue qu’elle risquait de ne pas être disponible pour mon accouchement. Alors j’avais cherché une deuxième photographe, mon amie Olivia.
Et devinez quoi ? Le seul jour où elles étaient toutes les deux disponibles… c’était le jour que Marley avait choisi pour naître.
J’appelle ensuite ma doula, Anne, qui m’avait suivie pour Swan. Pendant cette grossesse, je n’avais pas ressenti le besoin d’être accompagnée, mais une semaine avant l’accouchement, la peur a commencé à monter. J’ai senti que j’avais besoin d’elle. Elle est venue faire une séance de sophrologie avec moi, dans mon jacuzzi, pour me réaligner avec cette naissance idéale que j’imaginais. Cette séance m’a énormément apaisée.
Et j’ai compris : "Anne doit être là le jour J."
J’avais pensé faire venir ma meilleure amie, pour s’occuper des enfants, me relayer, mais plus la date approchait, plus je ressentais que c’était une mauvaise idée. Ce rôle était pour Anne.
Quand je l’ai appelée, j’ai prié pour qu’elle soit dispo… elle l’était.
Quand tout le monde est arrivé, je me suis demandé :
"Waouh, ça fait quand même beaucoup de monde…"
Ma sage-femme, deux photographes, ma doula, David, les enfants, les chiens…
Je me suis dit :
"Est-ce que je vais réussir à me mettre dans ma bulle avec tout ça ?"
Mais Anne a été absolument parfaite.
Elle m’a invitée à se mettre dans la chambre de notre petit bébé, dans laquelle j’avais installé tout cet univers, mes gris-gris, mes huiles, mon jacuzzi, toutes mes petites décorations, mes mantras. Elle a guidé mes respirations, elle m’a accompagnée avec ses chants.


Et puis… le travail s’est accéléré.
David était là lui aussi. Et heureusement nous avions du monde à la maison pour prendre soin des enfants et être pleinement présents pour l’arrivée de bébé sans se soucier de tout ce qui gravitait autour.
Jusqu’à midi, les contractions étaient douces, gérables.
Puis elles ont changé, la douleur s’est intensifiée, le rythme s’est accéléré. C’était vraiment vraiment intense, vraiment beaucoup plus difficile que pour Swan.
Et là, je suis entrée dans la phase de désespérance.
Cette fameuse phase où on veut fuir, où on veut que tout s’arrête, où on veut partir à la maternité.
J’ai fermé les yeux, et je me suis projetée : Me lever. M’habiller. Monter dans la voiture. Laisser mes enfants. Signer des papiers. Traverser des couloirs. Faire face à des médecins inconnus.…IMPOSSIBLE.


Et là j'ai compris que ma seule option c'était de plonger pleinement dans mes peurs et de me laisser porter par la puissance de mon corps et par la puissance de mon bébé.
Et alors, je me suis laissée aller.
Grace à ces chants, grâce à ces “Ooooooh” mon corps s’est détendu et a pu pousser une première fois. Cela faisait déjà 2 heures que j’étais dans le jacuzzi et j’ai perdu les eaux. J’ai compris que la fin était là.
À la contraction suivante, sous mon cri de lionne, la tête de mon bébé est sortie. J’ai observé sa tête pendant une trentaine de seconde avant la prochaine contraction, avant un prochain cri de lionne qui a fait sortir mon bébé entièrement.
Je l’ai récupéré, posé sur mon corps. Et de nouveau cet amour inconditionnel qui se multiplie.


Je l'ai ressenti pour la troisième fois de ma vie avec le regard de mon mari rempli de fierté et d'amour et d'émotion.
Puis, on s’est rapidement empressés d’aller chercher les enfants pour leur présenter leur petit frère. Ils m’ont rejoint dans le jacuzzi et là, j’ai vécu un pur moment de bonheur : avoir toute ma tribu contre moi, peau à peau.

Et c’est ainsi que Marley est arrivé au monde. Un bébé si apaisé, qui n’a pas pleuré, pas crié… Juste un petit ange, la main posée sur sa joue, nous regardant avec ses grands yeux ouverts, comme s’il contemplait la famille qu’il avait choisie.
Mais l’accouchement n’était pas tout à fait terminé. Il restait une dernière étape : la délivrance du placenta.
Je suis sortie du jacuzzi et je me suis installée sur un matelas que David m’avait préparé. Tout le monde a quitté la pièce, me laissant seule avec la sage-femme et mon tout petit. Mais très vite, j’ai compris que dans cette position allongée, rien ne sortirait.
J’ai pensé à toutes ces femmes qui accouchent sur le dos, à quel point cela doit être difficile. J’ai ressenti une vague d’admiration pour elles, pour leur force, leur courage, car cette position n’est absolument pas physiologique.
Ma sage-femme m’a alors suggéré un simple ajustement : "Mets-toi en position verticale, écoute ton corps."
J’ai suivi son conseil, j’ai appliqué au bas du ventre ma sauge sclarée que j’avais utilisé en inhalation pour activer naturellement le processus, je me suis redressée à quatre pattes, et en une fraction de seconde, le placenta est sorti. La nature a fait son travail, avec l’aide précieuse de la gravité et des plantes.
Dans notre famille, nous avons pour tradition de faire des bébés lotus. Nous n’avions pas pu le faire pour Joy, car elle est née en maternité, mais nous l’avions fait pour Swan, et nous avions décidé de réitérer cette expérience sacrée pour Marley.
Le principe ? Laisser le bébé rester attaché à son placenta, à son jumeau comme j’aime dire, jusqu’à ce qu’il tombe naturellement.
Alors Anne, notre doula, m'a aidée à le préparer. Je suis d'abord allée prendre ma douche. J'ai confié petit Marley à son papa pour un peau à peau. Et quand je suis revenue, Anne m'a aidée à faire ce lotus. Je l'ai observé, elle a également fait une empreinte de ce placenta.
Tous les rituels que j'avais demandé étaient respectés. C'était absolument merveilleux. Absolument incroyable, absolument... bienveillant, remplis d'amour, toutes ces personnes qui gravitaient autour de moi, qui prenaient soin de moi, de mes enfants. C'était juste magique de recevoir autant d'amour. Je ne suis pas du genre à demander de l’aide. J’ai toujours eu cette habitude de vouloir tout gérer seule. Mais là… c’était juste incroyable. Une plénitude absolue.


Et voilà comment mon petit Marley est arrivé sur cette Terre.
Deux heures après sa naissance, tout le monde était rentré chez eux. À 17h, nous étions seuls, dans le calme de notre foyer, avec ce tout petit être blotti contre nous.
L’accouchement aura duré deux heures.
Deux heures d’intensité extrême, de puissance brute, de connexion profonde.
Et encore une fois, c’était l’un des plus beaux jours de ma vie.
Ces trois accouchements ont marqué mon âme à jamais. Ils ont redéfini qui je suis, ma vision de la maternité, et surtout… ma propre puissance.
J’ai compris que je suis ma seule limite.
Que mon corps sait.
Que lorsque je me laisse guider par mon intuition, tout devient possible.
Et c’est ce que je souhaite à chaque femme :
Plonger au plus profond d’elle-même, affronter ses peurs, découvrir sa force intérieure et créer la vie qu’elle rêve de vivre.
Mes enfants m’ont offert ce cadeau inestimable :
Celui de me reconnecter à ma puissance, d’oser croire en mon intuition, en mon instinct, en mes capacités.
C’est grâce à eux que je suis devenue celle que je suis aujourd’hui, dans ma vie personnelle et dans ma vie professionnelle.
Parce que quand on donne naissance dans sa pleine puissance, on comprend qu’on peut tout accomplir.
Notre monde intérieur se redéfinit, nos limites disparaissent, et surtout…
On réalise que notre plus grand pouvoir, c’est d’écrire notre propre histoire.
Louise

Les photos partagées dans cette newsletter ont été réalisées par Rosesmée
et ne sont pas libres de droit.
Je vous partagerai les photos réalisées par Loumae dans mon prochain petit journal.
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